• La Défense de Berny

    La Défense de Berny

    Vers minuit, dans la nuit du 3 au 4 juin, l'arrivée de la 7° Compagnie du 117° acheva le groupement du 3° Bataillon de ce Régiment dans le point d'appui de Berny.

    La journée du 4 juin s'y passa assez tranquillement. Quelques obus vers 9 heures, un court bombardement vers 18 heures.

    Les Compagnies furent ainsi réparties :
    La 6° sensiblement à l'ouest, un peu dans la nature, du côté du cimetière. Une section très isolée occupait le point d'appui de liaison, au croisement des routes Belloy - Deniécourt, Estrées-Berny.
    La 5° sur le front nord de Berny, au-dessus et à gauche de l'église.
    La 7° Compagnie au nord-est et à l'est à la sortie nord, la section Laroche; au nord-ouest, Rouméas avec un groupe de mitrailleuses; la section de commandement et la section Vrignaud avec un autre groupe de mitrailleuses au nord et au nord-est; la section Frèrebeau au sud-est, devant la grande ferme. L'adjudant-chef mitrailleur Deletang était adjoint à la 7°.
    Le P. C. du chef de bataillon Brébant était dans la ferme Namont, à l'angle gauche (nord) du carrefour constitué par la rue transversale de Berny et la grande route de Chaulnes à Péronne.

    Berny, nous l'avons dit, est dans une immense plaine; aucun obstacle au nord, à l'ouest, au sud; à l'est, la région est un peu plus accidentée; par suite, elle était moins favorable aux mouvements des chars.
    Le 3° Bataillon avait beaucoup travaillé; les hommes, avec simplement leurs outils portatifs et quelques pioches trouvées dans le village, avaient creusé des tranchées et des boyaux; la défense avait été spécialement organisée dans les maisons; le 2° Bataillon accepte ce dispositif.

    Le 4 juin, à 16 heures, le Chef de Bataillon réunit les Commandants de Compagnies, et leur communique un compte-rendu d'observation émanant de la Division, qui précise une activité sensiblement accrue de l'aviation ennemie, et une note prescrivant l'emploi de bouteilles d'essence, comme armes antichars.

    Mode d'emploi : entourer le goulot de la bouteille avec de l'ouate, imbiber celle-ci avant usage avec
    l'essence, mettre le feu et projeter le tout sur l'avant du char. . .

     

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