• Arrivée du 1° Bataillon du 41° RI dans la Somme

    Parti de Geistspitzen (Haut-Rhin) le 17 mai, embarqué à Dannemarie, le 1° Bataillon du 41° RI suivi le même itinéraire que les autres unités de la 19° Division.

    La voie étant coupée au delà de Creil, il débarqua le 19 mai vers midi, près de cette ville. Des avions allemands survolaient le terrain; ils lancèrent des bombes qui firent sauter un dépôt de munitions, non loin de là.

    Le soir, il quitta Creil; après une courte marche, il fut enlevé en camions. L'aviation ennemie était nombreuse, mais ne bombarde pas. Vers 23h00, il atteignit La Neuville sous Ressons et Ricquebourg, à 1 km au nord de Ressons-sur-Matz. On redoutait une attaque de chars, au petit jour, le lendemain. Aussi travaille-t-on tout de suite avec ardeur à la construction de barricades.

    Le soir du 20 mai, le bataillon s'en va par la route de Tilloloy. Depuis le 16 mai, les hommes n'avaient presque pas eu de sommeil; ils étaient harassés. Au milieu de la nuit, on arriva à Tilloloy. Immédiatement, on s'installa pour se défendre, et l'on perça les murs entourant le parc du château de Tilloloy. Le 1° Bataillon demeure dans le bois jusqu'au matin du 23 mai.

    Beaucoup d'avion allemands occupèrent le ciel pendant ces jours là.

    Le 23 mai, des camions emportèrent les compagnies à Chaulnes. Elles arrivèrent sous la pluie dans cette ville marquée par la guerre. Des maisons s'étaient écroulées sous les bombes; une usine incendiée fumait encore.

    Il y avait à Chaulnes un peloton motocycliste du G.R de la 7° D.I.N.A. Ce G.R était formé d'escadrons venus de la Légion étrangère. Précédé de son chef, un lieutenant coiffé de son képi bleu, le peloton partit en reconnaissance vers l'est. Il revint une heure après. Il avait rencontré des éléments ennemis , un des cavaliers avait été tué.

    Alerte générale. Le G.R tout entier de la 7° D.I.N.A  arrive pour renforcer le 1° Bataillon du 41° RI; des 75 de notre 10° R.A.D accourent au galop. On attendait l'ennemi, qui ne vient pas. la nuit fut calme.

    Le 22° Etranger était venu se placer à la droite du 1° Bataillon du 41° RI. Il ne tarde pas à envoyer à Chaulnes une cinquantaine de prisonniers, enlevés à Berny, dans la journée du 24 mai.

    Le moral de nos hommes était gonflé à bloc.

    A Chaulnes, le 1° Bataillon s'était divisé:

    Dès le soir du 23 mai, le Commandant Hermann y laissant les 1° et 2° Cie, s'installa à Merchelepot, au nord-est; il y avait avec lui la 3° Cie du Lieutenant Hertzog, 2 sections de mitrailleuses de la C.A.1, quelques canons de 25. Ces éléments restèrent à Marchelepot jusqu'au matin du 25 mai.

    Sans perdre un instant, les compagnies de Chaulnes, comme celles de Marchelepot, travaillèrent à la mise en état de défense des villages, par l'érection de barricades aux issues. Tout était utilisé pourvu que ce fut lourd; les amas de pierres se mêlaient aux grosses voitures de charroi ou aux instruments aratoires.

    Le matin du 25 mai, le 1° Bataillon du 41° RI reçut l'ordre de se rapprocher de la route Amiens - Saint-Quentin, atteinte la veille par le 3° Bataillon du 41° RI et le G.R.D.21.

    Les éléments de Marchelepot et ceux de Chaulnes se rassemblèrent à Soyécourt, en vue de l'attaque projetée sur Assevillers.

    Au départ de Chaulnes, la 1° Cie marchait en tête, disposée en échelons débordants, à travers les champs. Dans le même temps, passèrent au galop des batteries du 10° R.A.D. Elles s'en allaient occuper leurs emplacements de combat.

    Après avoir traversé Vermandovillers, le 1° Bataillon du 41° RI prit possession de Soyécourt, et de suite creusa des retranchements.

    Bientôt l'ordre fut communiqué aux hommes de se préparer pour le lendemain du 26 mai (un dimanche) à l'attaque d'Assevillers. On procéda immédiatement à le reconnaissance de la base de départ.

    Ce n'est jamais sans émotion qu'un soldat, même aguerri, apprend une nouvelle de ce genre. Mais les hommes du bataillon avaient un moral élevé; ils étaient très résolus, certains même joyeux; tous étaient persuadés qu'ils seraient vainqueurs dans ce combat. Les prêtres dans les compagnies et l'aumônier se mirent à la disposition de leurs camarades.

    Il pleuvait. Le temps s'annonçait assez mauvais pour le lendemain. Le canon faisait entendre son grondement sourd.

     

     

     

     

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