• Les ministères de la Culture et de la Défense se sont mobilisés aux côtés des collectivités locales pour sauver le Musée de la Résistance bretonne. Tristan Leroy, nommé conservateur, a en charge la conduite d'un projet qui se concrétisera en 2017

    En quoi, aux yeux de son nouveau conservateur, le musée de la Résistance bretonne de Saint-Marcel est-il important ?

    C' est un musée de site , c'est-à -dire implanté sur les lieux mêmes du plus grand maquis de Bretagne. Les combats de Saint-Marcel ont une place particulière dans l'Histoire . Là, pour la première fois, la Wehrmacht fut mise en difficulté , par les Alliés, mais aussi par les enfants du pays . C'était inédit sur le sol de France . En 1984, Gilles Possémé, le maire de Saint-Marcel , à partir de rien, mais bien entouré , a su créer un musée pour honorer cette mémoire . La mobilisation de la population a très rapidement permis
    de réunir le noyau d'une collection. Une initiative sanctionnée par un succès assez immédiat ,
    avec quelque 50 000 visiteurs par an.

    Pourquoi cet intérêt s'est-il étiolé au fil du temps ?

    Parce qu'il a bien sûr vieilli. Peut-être un peu prématurément. Dans ses infrastructures et sa présentation. La muséographie des années 1980 est aujourd'hui datée.. . Le parcours, Occupation, Résistance, Libération, est devenu moins lisible . En réduisant la marge d'autofinancement, la baisse de fréquentation n'a , par exemple, pas permis de monter des expos temporaires susceptibles de relancer l'intérêt. De plus le syndicat gestionnaire, associant Saint-Marcel et Malestroit n'avait pas la dimension suffisante pour porter financièrement une telle structure.

    Quelle est votre mission ?

    Le ministre de la Défense , Jean-Yves Le Drian, a été sensible à l'appel des élus locaux en mettant
    à disposition du musée un conservateur pour en assurer la rénovation et le suivi scientifique aux
    côtés du ministère de la Culture. L'appellation Musée de France, gage de qualité et garantie
    de soutien de l'État est ainsi pérennisée . La communauté de communes du Val d'Oust-lanvaux, désormais gestionnaire, dispose de 2,5 millions d 'euros, dont 1 million des ministères de la Culture et de la Défense et 1 million de la Région et du Département pour mener la refonte du musée.

    Quel est le projet ?

    Le parti retenu, sur le plan des bâtiments , est de restaurer et moderniser l'existant. S'agissant de la scénographie , la forme actuelle est un peu trop théorique, académique. Nous travaillons à un projet plus didactique et interactif, sans toutefois , bien sûr, en faire un parc à thème. L'effort principal vise à réincarner ce musée, à y réintroduire de l'humain , trop absent. Dans les collections , certaines pièces
    ayant appartenu à des résistants portent une formidable charge émotionnelle . L'idée est de faire de Saint-Marcel un conservatoire des attitudes et des comportements. La non-résignation, l'esprit de sacrifice ,
    l'amour de la liberté , ce sont des valeurs que nous devons léguer aux générations futures.

    Propos recueillis par Jean-Laurent BRAS.

    IL FAUT SAUVER LE MUSÉE DE SAINT-MARCEL


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  •  - Le 6 Juin 1944, le commandant Bourgoin, dit « le Manchot » était parachuté, ainsi que la majorité de ses hommes, dans le département . Le largage de fortes quantités d'armes notamment sur le terrain Baleine, permettait de doter plusieurs bataillons.Le 4e bataillon de chasseurs parachutistes de la France libre et les trois bataillons F.F.I. des régions d'Auray, Ploërmel, Rochefort-en-Terre, Guer, La Gacilly, étaient dans le camp, le 18 juin, lorsque les Allemands attaquèrent massivement le réduit.

     - Si les pertes de la Wehrmacht furent importantes, de l’ordre de plusieurs centaines de soldats, 42 hommes de la France Combattante furent tués dans les combats. Le monument, dont la première pierre a été posée par le général de Gaulle, le 27 juillet 1947, a été inauguré le 24 juin 1951 par le général Koenig.

    - Implanté à La Nouette, en SÉRENT, il représente un phare dont la lanterne est entourée de croix de Lorraine. Chaque année le 18 juin, ou le dimanche le plus proche de cette date, une cérémonie commémorative y est organisée.

    Saint-Marcel et Sérent

    - Se trouve également à Sérent un monument à la mémoire des enfants de Sérent et des « libérateurs venus d’ailleurs » qui portent 34 noms.

    - Au lieu dit Pinieux se dresse la croix des parachutistes.

    Saint-Marcel et Sérent

    - Sur le territoire de la commune de Saint Marcel, un menhir marqué d’une croix de Lorraine, a été élevé au lieu dit le Bois Joly en hommage aux premiers combattants tombés le matin du 18 juin 1944: Melle S. Berthelot, J. Flanchais, J et P Le Blavec, A. Robino et R.Trunkenbolz.

    - 2 stéles aux Hardys- Béhélec et dans le bourg, rendent également hommage aux personnes exécutées en représailles à partir du 19 Juin 1944: Yves Ayoul, Raimond Denece, Félix Guil, Françoise Le Blanc, Jean Morlas, Pierre Moussard, François et Joseph Rio, et Marcel Robert.

    - Rappelons enfin que la Maison des Augustines, sise à Malestroit, dont Yvonne Beauvais était la mère supérieure pendant toute la durée de l’occupation, a été citée à l’ordre de l’Armée, le 12 mai 1949, pour avoir hébergé et caché de nombreux résistants dont le Général Audibert, chef de la résistance de l’Ouest, arrêté le 17 mars 1944, et pour avoir recueilli , après les combats de Saint Marcel de nombreux français blessés.


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  • On peut voir sur la route de Caix à Beaufort-en-Santerre un calvaire, en assez mauvais état, en bordure d’un champ. Il témoigne du massacre commis le 7 juin 1940 sur des prisonniers du 41°RI.

    Beaufort en Santerre

     

    Monument commémoratif des prisonniers de guerre

    du 41° R.I et du 10° R.A.D

    Beaufort en Santerre

     

     


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  • Plaque apposée sur le pignon de la gare TGV Haute-Picardie :
    "Sur ce sol d'Ablaincourt, le 5 juin 1940
    les 1er et 3ème groupes du 10ème Régiment d'Artillerie
    sous les ordres des Chefs d'Escadron LIEVRE et SCHERER,
    et le 41ème R.I., sous les ordres du Lieutenant-Colonel LOICHOT,
    de la 19ème Division d'Infanterie, originaire de Rennes,
    assaillis par les divisions cuirassées allemandes,
    ont défendu l'honneur du drapeau au prix de lourdes pertes."

    Ablaincourt

    La photo de cette plaque a été prise le 19 Février 2017

    ( Merci à Mr Arnaud Viard )


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  • Le monument aux morts de Soyécourt
    Lieu du souvenir des héros du village

    Le monument aux morts de Soyécourt a été érigé dans les années 20 par souscription publique et à l’aide de dons de Jersey de Chatellerault et des familles des soldats tombés sur son sol.

    Voici les inscriptions relatant la mémoire du village envers ses héros morts pour la France.

    Régiments des soldats tombés sur le sol de Soyécourt pendant la guerre 1914-1918 : 17-18-34-47-49-54-81-109-124-138-149-158-164-168-205-208-213-218-219-239-269-273-276-364-408 et 409ème RI

    Habitants de Soyécourt tués aux cours de la première guerre mondiale

    Militaires
     Basset Richard
     Boitel Vincent
     Desmarquay Gontran
     Duquesne Alphonse
     Fontaine Georges
     Lupard Narcisse
     Moilet Emile
     Persent Gratien
     Poussin Elie

    Victimes civiles
     Boitel René
     Houssard Elie
     Bazin Berthe
     Boulanger Alina
     Eteve Florentine
     Gosset Octavie

    Régiment des soldats tombés sur le sol de Soyécourt pendant la guerre 1939-1945 : 41ème RI

    Habitants de Soyécourt tués aux cours de la deuxième guerre mondiale

    Militaires
     Dournel Jean
     Maille Joseph
     Persent Adrien

    Victimes civiles
     Boitel Hernest


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